Notice: Undefined index: HTTP_ACCEPT_LANGUAGE in /public_html/mennessons/Connections/mennessons.php on line 25

Notice: A session had already been started - ignoring session_start() in /public_html/mennessons/rencontres.php on line 3
Mennessons - Rencontres
anglais français allemand
Mennessons dans le studio
Rencontres
Albert Gleizes

Quand Mennessons cherche le sens de sa vie et de son art autour des années 1950, un article d’Albert Gleizes dans la Revue Art sacré lui semble exprimer exactement ses propres préoccupations intérieures à ce moment. Il lui écrit donc, désireux d’étudier et de travailler à ses côtés. Sur sa réponse positive, il part pour un été ... et restera 2 ans à partager sa passion pour la vie et son travail quotidien. Dans le cercle des peintres amis de Gleizes, il participe à plusieurs expositions, à l’Ile sur la Sorgue entre autres. La mort brutale de Gleizes au sortir d’une opération banale le laisse totalement désemparé. Il est l’un des 4 porteurs de son corps au cimetière. Le retour à Paris sera une des périodes les plus difficiles dans sa vie.

Gleizes croyait dans son avenir d’artiste, et a corrigé son travail quotidien, en témoigne un calque de Gleizes sur une oeuvre de Mennessons, Pluie de 1951. Par ailleurs, il lui a offert une oeuvre de 1919, Portrait de Madame Juliette Roche-Gleizes, présente au catalogue raisonné d’Albert Gleizes.


Albert Gleizes, (1881-1953)

Henri Laurens

En 1949, Mennessons va visiter une exposition Henri Laurens à la galerie Dina Vierny. Désireux de rencontrer le sculpteur, il lui écrit sans se prévaloir de recommandation, et pourtant Laurens, qui se protégeait contre ce qu’il appelait “La vacherie de la gloire”, car elle attire les importuns, accepte au vu de cette lettre de le recevoir. Entre eux va se tisser une vraie amitié.

Comme il l’apprécie et comprend son tempérament, Laurens met Mennessons en garde contre une éventuelle tentation de suivre les cours d’une Ecole des Beaux-Arts de Paris essoufflée. Il le reçoit souvent chez lui, et en 1950, Mme Marthe Laurens offre à son mari pour sa fête une toile de Mennessons qu’il aimait. Ce fut sa première vente.

Quand Mennessons séjourne pendant près de deux ans à Saint Rémy de Provence chez Albert Gleizes, Laurens vient lui rendre visite, et la toile Terre: Henri Laurens que le sculpteur affectionnait, en laisse la trace. Il suggère à Mennessons de retourner sans trop tarder à Paris pour participer à la vie artistique de la capitale.

En 1954, quand Mennessons y retourne enfin après la mort de Gleizes, Laurens l’invite au Salon de Mai, où lui-même exposait sa Grande Nuit. Il meurt subitement pendant ce même Salon.

Mennessons a perdu ainsi, en moins d’un an, les deux maîtres qu’il s’était choisis, et avec qui il avait tissé des liens aussi bien artistiques qu’humains très forts. Cette double épreuve l’a laissé seul et bouleversé sur un chemin de jeune peintre toujours difficile à frayer.

Source de l'image


Henri Laurens, (1885-1954)

Max Bill

Comme Richard Lohse, son contemporain, Max Bill est une grande figure de l’art concret de Suisse allemande. Tous sont les aînés de Mennessons, Lohse est né en 1902, Bill en 1908. Lors d’un de ses voyages en Suisse, Mennessons décide d’entrer en contact avec Bill. Il sera reçu en 1976 à Zumikon, la maison-atelier de Bill, qui apprécia les oeuvres de Mennessons.


Max Bill, (1908-1994)

Roger François Thépot

Ce peintre d’origine bretonne a connu Mennessons vers 1948, quand il quitte sa province pour Paris. Il travaille alors dans un atelier de céramique tenu par les frères Anderlin et la rencontre de Mennessons, engagé comme lui dans l’aventure de l’art avec passion, comme l’accueil chaleureux des parents de Mennessons à Vincennes, tissent entre eux des liens très forts d’amitié qui dureront toute leur vie. Il découvrira peu à peu l’art construit qu’il pratique depuis les années 1960. Dans les “Mémoires d’un marginal” publié en 1992 aux éditions Témoignage à Paris, il parle de leur rencontre et rend hommage à son ami.


Roger François Thépot, (19??-19??)

Pierre Alibert

Pierre Alibert, un des jeunes gens qui gravitaient autour d’Albert Gleizes à Saint-Rémy de Provence, mais n’a pas alors croisé le chemin de Mennessons, a retrouvé celui-ci à Paris lors de la visite d’une exposition sur Gleizes, à la fin des années 1970. A la mort de Mennessons, il est venu voir son atelier et a incité sa veuve à s’adresser à la galerie Franka Berndt, qui a soutenu et montré à plusieurs reprises, dans des expositions de groupe et une grande exposition personnelle en 1990, des oeuvres depuis les années 50 jusqu’à la période constructiviste des dernières années. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur Gleizes et a écrit sur Mennessons la préface de l’exposition de 1988 au Musée d’Art et d’Histoire de la ville de Meudon.


Pierre Alibert, (19??-19??)